Image+Nation
Langue étrangère

Langue étrangère

CLAIRE BURGER | FRANCE + ALLEMAGNE + BELGIQUE | 2023 | 101 MIN | VOF + ALLEMANDE STA

CLAIRE BURGER | FRANCE + ALLEMAGNE + BELGIQUE | 2023 | 101 MIN | VOF + ALLEMANDE STA

Long métrageCOMPÉTITIONFocus FranceZEITGEIST

Présenté par

Consulat général de France à Québec CinemaniaGoethe Institut

Synopsis

En arrivant en Allemagne chez sa correspondante Lena, Fanny semble être de trop dans cette maison. Lena, au caractère pointu et intimidant, face au malaise et à la timidité de Lena décide tout de même de faire visiter sa ville et ses endroits de prédilections à Fanny. Petit à petit, des liens se tissent. Des sentiments forts s’immiscent dans la vie des deux jeunes filles, qui doivent chacune faire face à des figures parentales bancales. Entre secrets, champignons enrobés de chocolat, expérimentations sexuelles, affiliations aux mouvements de protestation Antifa et Black Bloc : chaque tentative de connexion devient plus audacieuse que la précédente, leur « amitié franco-allemande » reflétant les affrontements houleux de notre époque. Sur fond de toile allemand, c’est Fanny qui s’exprime, mais à Paris, Lena prend toute sa place. Langue étrangère nous plonge au cœur d’un moment crucial dans la vie de ces deux jeunes qui tentent d’exister au-delà d’elles-mêmes, de trouver un refuge, de tout exploser, de révolutionner et de hurler, tout en s’efforçant de garder l’apparence et un semblant de raison. 220 words

Bande annonce

bio cinéaste

Claire Burger est une réalisatrice et scénariste française. Son court métrage C’est gratuit pour les filles, coréalisé avec Marie Amachoukeli, a gagné le César du meilleur court métrage 2010. En 2010, son premier long métrage Party Girl (coréalisé avec Marie Amachoukeli et Samuel Theis) était le film d’ouverture de la sélection Un certain regard à Cannes, où il a remporté la Caméra d’or. Son troisième long métrage, Langue Étrangère, a été sélectionné en compétition officielle à la Berlinale 2024.

production

Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne, Roman Paul, Marie-Ange Luciani, Gerhard Meixner, Christiane Sommer, Delphine Tomson

scénario

Claire Burger, Léa Mysius

cinématographie

Julien Poupard

interprétation

  • Lilith Grasmug
  • Josefa Heinsius
  • Nina Hoss
  • Chiara Mastroianni
  • Jalal Altawil
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image

PARTNERS

Consulat général de France à Québec  CinemaniaGoethe Institut

vous pourriez aussi aimer

PosterLong métrage
Les reines du drame (Queens of Drama)[ZEITGEIST]104 minutes

Le premier long métrage ambitieux d’Alexis Langlois est un drame musical fantasmagorique. Une histoire qui explore la façon dont la célébrité transforme et se transforme en suivant le parcours d'une icône pop à la Britney des années 2000, de son amant·e punk secret·ète et d'un·e fan obsessionnel·le envahissant·e, au cœur d’une célébrité aux conséquences chaotiques. Lorsque l'industrie pop offre à Mimi Madamour (Louiza Aura) la gloire, à la suite de sa victoire des Starlettes en herbe, l’artiste sensationnel·le underground Billie Kohler (Gio Ventura) se sent mise de côté par sa petite amie. Selon les mots de la personne déjantée en tête du fanclub de Mimi Army, Steevyshady (l'influenceuse Bilal Hassani aux airs d’un Perez Hilton sous acide), c'est « l'histoire d'amour qui a secoué la pop française ». Une controverse en spirale qui oppose la pop au punk, les adoré·es de l’industrie pailletée aux « filles gonflées ». Les reines du drame a l’élan des comédies musicales classiques mêlé au côté irrévérencieux d'Hedwig et au romantisme tragique éblouissant et exubérant du Romeo + Juliette de Baz Luhrmann tout en se déroulant joyeusement comme les œufs de Pâques de la culture pop. On y trouve des transformations physiques du niveau de Madonna, Catwoman de l'ère de Batman Returns, des manigances de Drag Race et de nombreux clins d'œil à la légendaire Miss Britney Spears - tout le monde est là, avec une trame sonore fabriquée avec amour à la Yelle. Un véritable classique culte en devenir.

PosterCompétitionLong métrage
Competition Icon
Baby (EN)[COMPÉTITION]107 minutes

VO PORTUGAISE • ST ANGLAIS | À São Paulo, un beau gosse de 18 ans, tout juste sorti de prison, et un dieu grec, prostitué et petit dealer, qui pourrait être son père, entretiennent une relation aussi âpre que tendre. Un film fiévreux et émouvant. Couronné à la Semaine de la critique du Festival de Cannes, Baby déjoue toutes les attentes en n’étant jamais là où on l’attend. Ni sentimental, ni misérabiliste, ce portrait superbement filmé d’un couple désassorti montre avec force et finesse toutes les nuances d’un monde de marginaux brésiliens – drags flamboyantes, reprises de justice et paumées ordinaires qui tentent de survivre dans l’implacable mégapole brésilienne. Avec, comme cœur battant, cette histoire érotique et tendre entre deux êtres écorchés qui entretiennent autant un rapport sexuel qu’amical et presque filial. Dans les rôles principaux, João Martino Mariano et Ricardo Teodoro sont bouleversants, le premier tout en sensualité sauvage et le second, en puissance à fleur de peau. Ce second long métrage de Marcelo Caetano confirme tout le talent qu’on pressentait avec le premier, Body Electric (I+N30, 2017).

PosterMade au CanadaCompétitionLong métrageVIRTUAL EXCLUSIVE
Made au Canada IconCompetition Icon
The Queen of My Dreams[SÉRIES I+N x FMC / CMF]97 minutes

Cet hommage à Bollywood et aux liens intergénérationnels est un plaisir des yeux et du coeur couleur bonbon qui remonte le temps, provoque d'énormes sourires et de grands rires tout en abordant les thèmes résonnants des rôles imposés par genre, du racisme passif et des changements sismiques qui accompagnent le fait de grandir. Azra (la superbe Amrit Kaur) vit un bonheur sexuel avec sa petite amie à Toronto dans les années 90 lorsqu'elle reçoit la nouvelle de la mort de son père. Un plan de coupe voltaïque plus tard et on la retrouve dans un avion direction le Pakistan, pour assister aux funérailles de son père avec son frère (Ali A. Kazmi), où sa mère (Nimra Bucha de Mme Marvel) pinaille et sa culture l'exclut du processus de deuil. Un autre plan et nous sommes à Karachi en 1969, emporté par la romance éclair de la mère de Azra qui enfreint les règles (également jouée par Amrit Kaur, soulignant les parallèles mère-fille) et son père fringant (Hamza Haq) avant leur difficile transition vers la Nouvelle-Écosse de 1989. Chaque saut temporel fait ressortir une autre couche de la façon dont la dynamique familiale d’Azra est née. The Queen of My Dreams est, en soi, le rêve d’un·e cinéphile, regorgeant de visuels époustouflants, d’une belle qualité de production et d’une mode fantastique. Illustrant comment le salut peut provenir de sources improbables, et de manière improbable.

PosterCourt métrage
Corps tannés (Worn Bodies)[Focus France]19 minutes

À la tombée de la nuit, les boxers du collectif La Frapppppe s’entraînent dans un parc à Marseille. Les corps se mettent en mouvement et commencent à former une communauté de gestes, de sensations et d’émotions.

PosterCompétitionCourt métrage
Competition Icon
Queen Size[COMPÉTITION]20 minutes

Ce matin, Marina a un rendez-vous avec Charlie pour lui vendre un matelas. Ce soir, elle annulera son avion pour la Réunion. Mais ça, iels ne le savent pas encore.

PosterLong métrageVIRTUAL EXCLUSIVE
Light Light Light (EN)[ZEITGEIST]89 minutes

VO FINLANDAISE • ST ANGLAIS | 1986 dans un petit village de l’ouest finlandais. L’explosion de Tchernobyl vient tout juste de se produire et ses répercussions bouleversent Mariia. C’est alors que Mimi apparaît. L’été bientôt pointe le bout de son nez, et c’est aux cœurs de s’enivrer en essayant de ne rien briser. Sous les nuages rosés des radiations nucléaires, au fin fond d’une forêt, dans une maison délabrée, l’amour brille et illumine l’été de ces deux adolescentes en quête de sens. Malgré l’évidence de ce lien, tout n’est pas simple. Après leur premier baiser, Mariia enfourche son vélo un sourire radieux sur les lèvres au coucher du soleil. 20 ans plus tard, elle réapparaît, au même endroit dans la nuit noire, l’air brisé. Revenue pour s’occuper de sa mère en récidive d’un cancer, les rôles s’inversent, car Mariia doit faire face à son passé. Les souvenirs se bousculent au rythme de la pop des années 80. Chaque lieu lui rappelle son amour de jeunesse et nous revivons avec elle l’intensité des pensées, des questionnements, d’un amour naissant sans aucune limite intérieure ; sauf celle de ne pas assumer auprès d’une famille soudée, qui lutte contre le cancer de la mère. Light Light Light est un voyage visuel, auditif, quasi onirique durant lequel les subtilités de l’humanité ne cessent de s’empiler devant nous dans une douceur presque affolante. Ne pas ajouter d’histoires, ne pas compliquer le quotidien, tenir une promesse jusqu’au bout au dépens d’un amour, d’une autre vie et de sa propre vie.

PosterLong métrageVIRTUAL EXCLUSIVE
Under the Influencer[ZEITGEIST]102 minutes

Une jeune artiste queer, douée et fragile, et une mentor dans le placard, aguerrie et manipulatrice. Jusqu’où iront ces deux femmes qui s’attirent et se repoussent ? Un long métrage habile, au croisement du film d’art et du thriller, dans un milieu où tous les coups sont permis. Lex, une jeune artiste queer, talentueuse mais se débattant avec une santé mentale fragile, est prise en charge par Andrea, mentor d’expérience qui admire et encourage l’art digital de Lex mais qui manipule la jeune femme pour, dit-elle, inspirer sa création. Une relation trouble et potentiellement dangereuse, autant pour l’une que pour l’autre. Les deux réalisatrices mêlent habilement les thèmes du film d’art – le mystère de la création et l’appétit du marché ; la frontière, nourricière et destructrice, entre la folie et la réalité – et les codes du thriller sophistiqué : laquelle des deux protagonistes sera une vraie femme fatale ? Le tout teinté de thématiques queer qui renouvelle le genre. Dans le rôle de l’artiste tourmentée, Lauren Neal, également coréalisatrice, communique avec beaucoup de sensibilité les failles autant que les forces de son personnage.

PosterCourt métrage
Split / Épisodes 1 + 2 [Focus France]37 minutes

PARTIE DU PROGRAMME : LA RÉVOLUTION DES COORDINATEURS D'INTIMITÉ (SEX IS COMEDY) Sur le tournage d’un film, Anna, une cascadeuse de 30 ans, tombe amoureuse de la star qu’elle double. Elle, qui se pensait heureuse dans son couple, va-t-elle avoir le courage de sortir de l’hétérosexualité pour se confronter à ce désir bouleversant ?

PosterQueerment QuébecCompétitionCourt métrage
Queerment Québec IconCompetition Icon
Le flou des arbres -The Blurring of Trees[COMPÉTITION]11 minutes

Deux jeunes femmes sont incarcérées dans une forêt sécurisée du Nord québécois et sont soumises à des travaux de reboisement forcé. Confrontées à l’instrumentalisation de leur corps et à un contrôle insidieux de ce dernier, elles profitent du peu d’espace de liberté qu’elles arrivent à créer avec l’aide d’une agente carcérale particulièrement empathique à leur égard.

PosterMade au CanadaCompétitionLong métrageVIRTUAL EXCLUSIVE
Made au Canada IconCompetition Icon
Sweet Angel Baby[ZEITGEIST]96 minutes

C’est bien connu : les secrets ne restent jamais cachés bien longtemps dans les petites villes. Contrairement aux autres habitant·es d’un village de pêcheurs en Terre-Neuve-et-Labrador, Eliza mène une double vie : elle explore la photographie transgressive tout en manoeuvrant une idylle tacite avec une femme bannie et l’insistance des avances d’un homme marié. Les ouï-dires ne sont qu’à quelques pas… En se faufilant parmi les voisins, Eliza (Michaela Kurimsky) met en scène des séances photo de plus en plus révélatrices dans des endroits à la fois éloignés et proches de chez soi, peut-être trop proches parfois. À chaque nouvelle publication adressée à ses 318 000 abonné·e·s sur Instagram, elle met en péril l'équilibre délicat qu'elle a su bâtir entre sa coexistence avec d'autres villageois·es, sa romance naissante avec Toni (Elle-Máijá Tailfeathers) et l'homme marié (Peter Mooney) dont le désir pour elle titille autant qu’il terrifie. En tant que collectrice de fonds pour l’église, elle aide à organiser les démarches, tout comme les ragots, et des choix se font qui pourraient la briser à jamais. Tour à tour pervers et bienveillant, le deuxième long métrage de Melanie Oates explore nos êtres les plus dément·e·s avec une complexité qui continue de s'approfondir jusqu'au cadre final saisissant. Tout en incarnant un véritable sentiment d'appartenance, dépeignant les côtes râpeuses et les personnalités pleines d'entrain de l'un des endroits les plus isolés et les plus spectaculaires du Canada.

PosterLong métrage
Les reines du drame (Queens of Drama)[ZEITGEIST]104 minutes

Le premier long métrage ambitieux d’Alexis Langlois est un drame musical fantasmagorique. Une histoire qui explore la façon dont la célébrité transforme et se transforme en suivant le parcours d'une icône pop à la Britney des années 2000, de son amant·e punk secret·ète et d'un·e fan obsessionnel·le envahissant·e, au cœur d’une célébrité aux conséquences chaotiques. Lorsque l'industrie pop offre à Mimi Madamour (Louiza Aura) la gloire, à la suite de sa victoire des Starlettes en herbe, l’artiste sensationnel·le underground Billie Kohler (Gio Ventura) se sent mise de côté par sa petite amie. Selon les mots de la personne déjantée en tête du fanclub de Mimi Army, Steevyshady (l'influenceuse Bilal Hassani aux airs d’un Perez Hilton sous acide), c'est « l'histoire d'amour qui a secoué la pop française ». Une controverse en spirale qui oppose la pop au punk, les adoré·es de l’industrie pailletée aux « filles gonflées ». Les reines du drame a l’élan des comédies musicales classiques mêlé au côté irrévérencieux d'Hedwig et au romantisme tragique éblouissant et exubérant du Romeo + Juliette de Baz Luhrmann tout en se déroulant joyeusement comme les œufs de Pâques de la culture pop. On y trouve des transformations physiques du niveau de Madonna, Catwoman de l'ère de Batman Returns, des manigances de Drag Race et de nombreux clins d'œil à la légendaire Miss Britney Spears - tout le monde est là, avec une trame sonore fabriquée avec amour à la Yelle. Un véritable classique culte en devenir.

PosterCompétitionLong métrage
Competition Icon
Baby (EN)[COMPÉTITION]107 minutes

VO PORTUGAISE • ST ANGLAIS | À São Paulo, un beau gosse de 18 ans, tout juste sorti de prison, et un dieu grec, prostitué et petit dealer, qui pourrait être son père, entretiennent une relation aussi âpre que tendre. Un film fiévreux et émouvant. Couronné à la Semaine de la critique du Festival de Cannes, Baby déjoue toutes les attentes en n’étant jamais là où on l’attend. Ni sentimental, ni misérabiliste, ce portrait superbement filmé d’un couple désassorti montre avec force et finesse toutes les nuances d’un monde de marginaux brésiliens – drags flamboyantes, reprises de justice et paumées ordinaires qui tentent de survivre dans l’implacable mégapole brésilienne. Avec, comme cœur battant, cette histoire érotique et tendre entre deux êtres écorchés qui entretiennent autant un rapport sexuel qu’amical et presque filial. Dans les rôles principaux, João Martino Mariano et Ricardo Teodoro sont bouleversants, le premier tout en sensualité sauvage et le second, en puissance à fleur de peau. Ce second long métrage de Marcelo Caetano confirme tout le talent qu’on pressentait avec le premier, Body Electric (I+N30, 2017).

PosterMade au CanadaCompétitionLong métrageVIRTUAL EXCLUSIVE
Made au Canada IconCompetition Icon
The Queen of My Dreams[SÉRIES I+N x FMC / CMF]97 minutes

Cet hommage à Bollywood et aux liens intergénérationnels est un plaisir des yeux et du coeur couleur bonbon qui remonte le temps, provoque d'énormes sourires et de grands rires tout en abordant les thèmes résonnants des rôles imposés par genre, du racisme passif et des changements sismiques qui accompagnent le fait de grandir. Azra (la superbe Amrit Kaur) vit un bonheur sexuel avec sa petite amie à Toronto dans les années 90 lorsqu'elle reçoit la nouvelle de la mort de son père. Un plan de coupe voltaïque plus tard et on la retrouve dans un avion direction le Pakistan, pour assister aux funérailles de son père avec son frère (Ali A. Kazmi), où sa mère (Nimra Bucha de Mme Marvel) pinaille et sa culture l'exclut du processus de deuil. Un autre plan et nous sommes à Karachi en 1969, emporté par la romance éclair de la mère de Azra qui enfreint les règles (également jouée par Amrit Kaur, soulignant les parallèles mère-fille) et son père fringant (Hamza Haq) avant leur difficile transition vers la Nouvelle-Écosse de 1989. Chaque saut temporel fait ressortir une autre couche de la façon dont la dynamique familiale d’Azra est née. The Queen of My Dreams est, en soi, le rêve d’un·e cinéphile, regorgeant de visuels époustouflants, d’une belle qualité de production et d’une mode fantastique. Illustrant comment le salut peut provenir de sources improbables, et de manière improbable.

PosterCourt métrage
Corps tannés (Worn Bodies)[Focus France]19 minutes

À la tombée de la nuit, les boxers du collectif La Frapppppe s’entraînent dans un parc à Marseille. Les corps se mettent en mouvement et commencent à former une communauté de gestes, de sensations et d’émotions.

PosterCompétitionCourt métrage
Competition Icon
Queen Size[COMPÉTITION]20 minutes

Ce matin, Marina a un rendez-vous avec Charlie pour lui vendre un matelas. Ce soir, elle annulera son avion pour la Réunion. Mais ça, iels ne le savent pas encore.

PosterLong métrageVIRTUAL EXCLUSIVE
Light Light Light (EN)[ZEITGEIST]89 minutes

VO FINLANDAISE • ST ANGLAIS | 1986 dans un petit village de l’ouest finlandais. L’explosion de Tchernobyl vient tout juste de se produire et ses répercussions bouleversent Mariia. C’est alors que Mimi apparaît. L’été bientôt pointe le bout de son nez, et c’est aux cœurs de s’enivrer en essayant de ne rien briser. Sous les nuages rosés des radiations nucléaires, au fin fond d’une forêt, dans une maison délabrée, l’amour brille et illumine l’été de ces deux adolescentes en quête de sens. Malgré l’évidence de ce lien, tout n’est pas simple. Après leur premier baiser, Mariia enfourche son vélo un sourire radieux sur les lèvres au coucher du soleil. 20 ans plus tard, elle réapparaît, au même endroit dans la nuit noire, l’air brisé. Revenue pour s’occuper de sa mère en récidive d’un cancer, les rôles s’inversent, car Mariia doit faire face à son passé. Les souvenirs se bousculent au rythme de la pop des années 80. Chaque lieu lui rappelle son amour de jeunesse et nous revivons avec elle l’intensité des pensées, des questionnements, d’un amour naissant sans aucune limite intérieure ; sauf celle de ne pas assumer auprès d’une famille soudée, qui lutte contre le cancer de la mère. Light Light Light est un voyage visuel, auditif, quasi onirique durant lequel les subtilités de l’humanité ne cessent de s’empiler devant nous dans une douceur presque affolante. Ne pas ajouter d’histoires, ne pas compliquer le quotidien, tenir une promesse jusqu’au bout au dépens d’un amour, d’une autre vie et de sa propre vie.

PosterLong métrageVIRTUAL EXCLUSIVE
Under the Influencer[ZEITGEIST]102 minutes

Une jeune artiste queer, douée et fragile, et une mentor dans le placard, aguerrie et manipulatrice. Jusqu’où iront ces deux femmes qui s’attirent et se repoussent ? Un long métrage habile, au croisement du film d’art et du thriller, dans un milieu où tous les coups sont permis. Lex, une jeune artiste queer, talentueuse mais se débattant avec une santé mentale fragile, est prise en charge par Andrea, mentor d’expérience qui admire et encourage l’art digital de Lex mais qui manipule la jeune femme pour, dit-elle, inspirer sa création. Une relation trouble et potentiellement dangereuse, autant pour l’une que pour l’autre. Les deux réalisatrices mêlent habilement les thèmes du film d’art – le mystère de la création et l’appétit du marché ; la frontière, nourricière et destructrice, entre la folie et la réalité – et les codes du thriller sophistiqué : laquelle des deux protagonistes sera une vraie femme fatale ? Le tout teinté de thématiques queer qui renouvelle le genre. Dans le rôle de l’artiste tourmentée, Lauren Neal, également coréalisatrice, communique avec beaucoup de sensibilité les failles autant que les forces de son personnage.

PosterCourt métrage
Split / Épisodes 1 + 2 [Focus France]37 minutes

PARTIE DU PROGRAMME : LA RÉVOLUTION DES COORDINATEURS D'INTIMITÉ (SEX IS COMEDY) Sur le tournage d’un film, Anna, une cascadeuse de 30 ans, tombe amoureuse de la star qu’elle double. Elle, qui se pensait heureuse dans son couple, va-t-elle avoir le courage de sortir de l’hétérosexualité pour se confronter à ce désir bouleversant ?

PosterQueerment QuébecCompétitionCourt métrage
Queerment Québec IconCompetition Icon
Le flou des arbres -The Blurring of Trees[COMPÉTITION]11 minutes

Deux jeunes femmes sont incarcérées dans une forêt sécurisée du Nord québécois et sont soumises à des travaux de reboisement forcé. Confrontées à l’instrumentalisation de leur corps et à un contrôle insidieux de ce dernier, elles profitent du peu d’espace de liberté qu’elles arrivent à créer avec l’aide d’une agente carcérale particulièrement empathique à leur égard.

PosterMade au CanadaCompétitionLong métrageVIRTUAL EXCLUSIVE
Made au Canada IconCompetition Icon
Sweet Angel Baby[ZEITGEIST]96 minutes

C’est bien connu : les secrets ne restent jamais cachés bien longtemps dans les petites villes. Contrairement aux autres habitant·es d’un village de pêcheurs en Terre-Neuve-et-Labrador, Eliza mène une double vie : elle explore la photographie transgressive tout en manoeuvrant une idylle tacite avec une femme bannie et l’insistance des avances d’un homme marié. Les ouï-dires ne sont qu’à quelques pas… En se faufilant parmi les voisins, Eliza (Michaela Kurimsky) met en scène des séances photo de plus en plus révélatrices dans des endroits à la fois éloignés et proches de chez soi, peut-être trop proches parfois. À chaque nouvelle publication adressée à ses 318 000 abonné·e·s sur Instagram, elle met en péril l'équilibre délicat qu'elle a su bâtir entre sa coexistence avec d'autres villageois·es, sa romance naissante avec Toni (Elle-Máijá Tailfeathers) et l'homme marié (Peter Mooney) dont le désir pour elle titille autant qu’il terrifie. En tant que collectrice de fonds pour l’église, elle aide à organiser les démarches, tout comme les ragots, et des choix se font qui pourraient la briser à jamais. Tour à tour pervers et bienveillant, le deuxième long métrage de Melanie Oates explore nos êtres les plus dément·e·s avec une complexité qui continue de s'approfondir jusqu'au cadre final saisissant. Tout en incarnant un véritable sentiment d'appartenance, dépeignant les côtes râpeuses et les personnalités pleines d'entrain de l'un des endroits les plus isolés et les plus spectaculaires du Canada.